Bonjour les amis,
Bienvenue dans le septième numéro de pêle-mêle photos de nature. Aujourd’hui, je partage avec vous quelques photos prises début et mi-septembre. Comme vous le voyez, l’automne n’est pas encore vraiment là, mais il y a eu quelques belles ambiances tout de même. Maddy aura bientôt quatre ans et le moins que je puisse dire, c’est qu’elle pète la forme ! Toujours aussi douce et gentille, mais revenons à la photographie. Des fleurs, des cosmos pour être précis, et des paysages du Jura. Je me prépare mentalement pour les prochaines photos d’automne, vous aussi, non ?
Sinon, je me pose en ce moment énormément de questions sur naturephotographie.com — Ce site a plus de 15 ans et il est devenu un gros mastodonte, une usine à gaz. J’ignore encore jusqu’à quelle profondeur de changement j’irai. J’étais prêt à tout refaire, puis j’ai pris conscience des centaines d’articles écrits et des milliers de photos réparties dans d’innombrables galeries et portfolios. Si je change de thème, comme j’avais songé, c’est des semaines de travail. Si vous avez des choses sur le cœur concernant le site, c’est le moment d’y aller. Je me donne encore un peu de temps avant de me lancer.
Citation d’Émile Zola que j’aime bien…
La phrase que l’on cite souvent — « On ne peut vraiment connaître une chose que si on l’a photographiée » — est une version raccourcie. Zola a dit, vers 1900, dans un entretien à la revue anglaise The King :
« À mon avis, vous ne pouvez pas dire que vous avez vu quelque chose à fond si vous n’en avez pas pris une photographie révélant un tas de détails qui, autrement, ne pourraient même pas être discernés. »
Ce n’est pas une boutade. C’est une théorie du regard.
Voir n’est pas connaître.
Un coup d’œil glisse. L’œil sélectionne, oublie, idéalise. Photographier oblige à s’arrêter, cadrer, choisir la lumière, attendre. L’objet n’est plus seulement regardé : il est examiné.
L’appareil révèle ce que l’œil rate.
Pour Zola, la photo n’est pas un souvenir. C’est une loupe. Elle fixe des détails invisibles à l’œil nu : une texture, un geste, une ombre, un objet secondaire. Connaître, c’est accumuler ces détails jusqu’à épuiser la chose.
Cela prolonge son naturalisme.
Dans *Les Rougon-Macquart*, Zola décrit comme un enquêteur : milieux, corps, objets, habitudes. La photographie, qu’il pratique intensément de 1894 à 1902 (plus de 2 000 négatifs), applique la même méthode à l’image. Observer n’est plus assez ; il faut enregistrer.
Photographier, c’est aussi composer.
Zola ne déclenche pas au hasard. Il cadre, joue des perspectives, des vues plongeantes, des autoportraits. Connaître une chose, c’est donc aussi décider *comment* on la montre. L’objectif n’est pas neutre : il trie le réel.
En résumé : pour Zola, on ne possède vraiment un objet, un visage ou un lieu que lorsqu’on l’a soumis à cette double opération — observation minutieuse et fixation durable. Sans photo, le regard reste superficiel.

…et soudain, l’été laissa place à l’automne.
Oscar Wilde

La minute à Maddy
Merci pour cette nouvelle visite !
Préparez-vous pour les photos d’automne. Si vous êtes nouveau sur Nature Photographie, il y a quelques conseils ici : Le guide de la photo en automne. Il date un peu mais reste d’actualité.
Je vous souhaite un très bon mois d’octobre, prenez soin de vous et à très bientôt pour de nouvelles images.
Bien amicalement,
AU HASARD D’UN ARTICLE
(2026 – 2010)
Mon blog constitue une vaste collection de milliers de photos qui saisissent la beauté du monde à travers mes voyages et mes aventures en pleine nature.
Je valorise profondément l’art de la photographie, en mettant l’accent sur la lumière et la composition afin de produire des images évocatrices qui racontent une histoire.
Chaque photo témoigne non seulement des paysages que j’ai explorés, mais aussi de ma passion pour la photographie en tant qu’expression artistique.
Merci pour la visite et bonne lecture !










































Salut Philippe,
Je suis complètement d’accord avec Jacques (Salut Jacqou !) j’ai eu le même ressenti ! ;) même si je n’ai pas sa prose ni son humour !!!!
Il arrive parfois que l’on ait envie d’autre chose, d’une nouvelle activité ou de modifier ou d’améliorer ce que l’on a déjà créé, ou que l’on arrive à saturation… La vie évolue, nous avec et c’est quelquefois pour notre bien être personnel (du moins je l’espère !). Ca peut faire un bien fou de passer à autre chose, une nouvelle vie qui démarre avec des nouveaux projets plein la tête ! D’ailleurs c’est mon cas ;) depuis la retraite je m’éclate mais à un point que tu ne peux pas imaginer !!!! :D
Il y a quelqu’un, je ne sais plus qui, un photographe sûrement qui a dit : il faut photographier pour soi et se faire plaisir avant tout et non pas photographier pour faire ou essayer de faire plaisir aux autres…. J’en suis convaincue ! et ça vaut quelque soit l’activité.
Alors lances toi, recrée un nouveau site si tu en as envie ou passes à autre chose de complètement différent, le plus important c’est que tu y prennes du plaisir et que tu t’éclates !!! La vie est trop courte, il faut en profiter … MAINTENANT !
Mais saches que même si tu arrêtes « Nature Photographie », je garderai le contact avec toi, moi aussi j’ai ton mail !!! ;)
Je te fait plein de gros bisous ainsi qu’à Christine et plein de gros câlins à Maddy !
Sur ces belles paroles, passes un joli mois d’octobre !
Nadine
PS : en ce moment je « chasse » le cerf …. la photo en ligne dans 10 ou 15 ans !!! :D
https://nadinejousselinphotographie.com/faune-sauvage-guerinoise (mes derniers chevreuils sont en ligne !)
Salut Nadine,
Merci pour ton message, rien à ajouter.
Ah si, ton lien ne mène nulle part, modifie-le à l’occasion.
Bisous et bel automne !
Bonsoir Philippe,
Merci pour l’inspiration et la reflexion, cela m’a donné envie d’aller photographier, une fois de plus, mes vieux oliviers…
Bises
Cécile
Toujours un mot gentil, merci Cécile.
Hallo Philippe ! Tu t’interroges… nous profitons de tes clichés. Tu t’interroges, cela est la logique conclusion de ce que j’ai ressenti dès août : une impression que tu calerais dans tes intentions artistiques, une sorte de saturation peut-être née d’avoir fait le tour, un sentiment de routine – je déteste – devant l’obligation que tu te serais faite de nous livrer MENSUELLEMENT, sans coup férir, tes merveilles, tes coups de cœur, tes conseils. C’est mon impression, sans dire que c’est une réalité. Encore que…
Et bien, je pense que ce serait, QUE C’EST tant mieux ! Demander à un artiste une régularité de production n’est-il pas contre-productif à la qualité ? Dois-je finir le taf par obligation ou puis-je prendre le temps créatif, le temps de l’envie ? Es-tu un artisan qui doit rendre la commande à échéance fixe, ou un artiste qui peut laisser son public dans l’attente pour publier qualitativement ? Début août, donc, renforcé par septembre, maintenant confirmé par ton questionnement d’octobre, je me suis fait la réflexion que tu devais avoir besoin de souffler pour te régénérer, à la manière maintenant admise, de plus en plus de sportifs de haut-niveau (c’est mon domaine médical et passionnel) osent dire stop, à l’année prochaine… ou pour toujours, pour recréer une envie.
Retourner sur tes traces de voyages, tes traces de randonnées forestières automnales, tes traces d’aventures hivernales en noir et blanc, observer l’évolution qualitative du Mastodonte (!) est un plaisir constant. Accepter une phase de sidération de l’artiste est un devoir de spectateur, de récipiendaire, une marque de respect à son intention. D’autant que tu nous fais plaisir avec l’expansion de puukko.fr – ouf ! le dernier magnifique, complet, passionnant opus ! – avec un tout autre type de photos. Car nous aimons tous types de photos.
Peut-être dans ton métier – je ne sais pas – disparait-on dès qu’on ne publie plus… Peut-être – j’en suis convaincu – mettre en pause créative Nature Photographie, reprendre et développer plus profondément des tutoriels, publier de nouveaux sujets, de nouvelles balades photographiques selon tes envies serait-il une nouvelle méthode génératrice de nouveau départ… Peut-être – sans doute – arrêter l’obligation de production mensuelle que seul toi considérerait essentielle, nous permettrait, l’eau à la bouche, rayant le parquet avec les dents, griffant la moquette de nos dix doigts (!!!), d’avoir de temps à autre le plaisir d’une nouvelle production de qualité, novatrice, rafraichissante, que tu ne te serais pas imposée temporellement… sans que NP disparaisse.
Vive NP, vive les puukkos… et d’ailleurs pourquoi ne pas les réunir – tu as bien déjà mis de l’animal avec Maddy – le puukko, les sames, c’est la vie dans la nature.
Fidèlement, Jacques
Hallo Jacques,
Plusieurs choses dans ton commentaire. La première, c’est qu’il me fait énormément de bien. Je te l’ai déjà dit, mais j’ai l’impression que tu arrives à lire en moi, c’est toujours assez troublant. Et, à distance, il faut le faire, bravo, tu fais mouche. La deuxième chose, c’est ton humour. Toujours là, même dans un contexte sémantique parfois un peu lourd. Et, ça aussi fait du bien.
À vrai dire, depuis 2020, mon univers a basculé. Je garde des blessures qui peinent à cicatriser. Je ne peux pas tout dire ici, « ils » fermeraient mon site. Mais, cette découverte totalitaire, cette propagande et cette ambiance mortifère (qui ne se sont jamais arrêtées) m’affectent beaucoup. J’ai énormément lu sur le sujet pour essayer de comprendre ce que nous vivions et je suis entré profondément dans bon nombre de terriers du lapin. S’en sont suivies deux années difficiles. Ça va mieux. C’est dans cette même période que nous avons, (je dis nous, j’inclue Christine), dû fermer prématurément notre entreprise après les confinements. Ainsi, nous avions perdu nos principaux clients qui étaient dans l’événementiel. Notre studio graphique n’a donc pas survécu, il avait 20 ans. Peu de temps après la retraite est arrivée, presque sans rien dire. Entre-temps, la vente de mes photos a fortement chuté. L’IA, la mode, la demande… En venant dans le Jura, nous avons choisi de changer radicalement de vie, et ça nous plaît. Voilà pour l’essentiel. Je m’arrête là, j’en ai déjà exprimé beaucoup ;)
Je reviens à ton message et plus particulièrement sur la partie photographie. Tu confirmes ce que je pense depuis plusieurs mois maintenant. J’ai parfois l’impression de porter ce site à bout de bras. Je prendrai bientôt du recul, ferai du ménage dans le contenu, améliorerai ce que je peux et repartirai sur de nouvelles bases. Le site a vieilli, moi aussi et il est temps de se refaire plaisir, sans obligation. Alors, je vais sans doute terminer l’année, car j’aime l’automne et je sais que je prendrai du plaisir à faire de la photo. En revanche, je n’irai pas plus loin, pour revenir le moment venu avec un souffle nouveau.
Quant à puukko.fr, il m’apporte beaucoup de satisfaction, je continuerai à le développer en parallèle.
Encore merci (pour cette thérapie), je voulais dire pour ce message et merci de m’avoir aidé à formuler ce que je peinais à exprimer.
Amitiés
Philippe, tout ce que tu viens d’écrire est rigoureusement ce que j’ai imaginé depuis votre déménagement. Je ne veux pas en dire plus sur un site public. Peut-être pourrions-nous converser par mail privé…
Amicalement, Jacques
Et tu as mon adresse mail.
Je viens de te répondre en privé.
Encore un bel article où il fait bon flâner parmi toutes ces belles photos.
Merci Christine.
Bonne fin de semaine.